26 mai 1755
Exécution de Mandrin. Cet homme n'était pas un chef de brigands ou de voleurs, mais un chef de contrebandiers : c'était contre les employés des fermes qu'il dirigeait ses attaques en campagne ; et lorsque, parvenu à réunir des forces considérables, il assiégea en plein jour des villes telles que Beaune et Autun, ce fut pour y enlever les caisses des receveurs de la ferme. Il combattit avec courage à diverses reprises contre des troupes réglées envoyées contre lui. Trahi par une femme qu'il aimait, il fut pris au château de Rochefort, en Savoie. C'est à Valence qu'il fut jugé et condamné au supplice cruel de la roue. Il avait une physionomie intéressante, et s'exprimait avec une grande facilité. Suivant l'usage, on lui a attribué un plus grand nombre de ruses et de cruautés qu'il n'y a lieu réellement de lui en reprocher. Il est certain, du reste, qu'il s'est attaché à son nom, malgré ses crimes, une sorte d'intérêt populaire qui peut-être a sa source dans le sentiment qui a inspiré à notre poète national, Béranger, la chanson des Contrebandiers, dont voici un couplet :Il est minuit. Ça, qu'on me suive !
Hommes, pacotille, mulets,
Marchons, attentifs au qui vive ;
Armons fusils et pistolets,
Les douaniers sont en nombre,
Mais le plomb n'est pas cher,
Et l'on sait que dans l'ombre
Nos balles verront clair.
26 mai 1818
Constitution donnée aux diverses provinces bavaroises par le roi de Bavière, qui, dès l'année 1808, avait aboli dans ses Etats la servitude personnelle, et reconnu les principes du gouvernement représentatif.
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